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Pour ma part, tout est lié, où que je regarde, tout se lie. Alors je vois forcément des symboles partout, je les analyse, les étudie... Un jour, dans un livre intitulé Les Maîtres du monde de Robert Charroux, chez Robert Laffont (1967) : [p. 49 à 53], j'ai trouvé cela à propos du serpent :

Le serpent mystérieux.

[...]Philon, en parlant des lettres phéniciennes et traduisant Sanchoniathon*, dit :

« Voyez seulement les reptiles et les animaux qui lancent du venin n’apportant aux humains aucune utilité bienfaisante, ils occasionnent la mort et la privation des membres de ceux auxquels ils ont inoculé leur funeste et terrible poison. »

(Note : Il ressort de cet exposé que pour Sanchoniathon et pour les Phéniciens, les serpents, dragons et autres reptiles, sont une engeance haïssable et malfaisante. D’où vient donc la vénération qui se porta universellement sur les serpents dans le monde antique ?

Sanchoniathon va nous l’expliquer : il ne s’agit pas du serpent à venin, de la vipère ou de la couleuvre, mais d’une certaine sorte de « serpent » lumineux, voguant dans les nues, vrombrissant et rapide comme l’éclair.)

« Taautos** et d’après lui les Phéniciens et les Egyptiens, ont divinisé l’espèce des dragons et des serpents, comme étant de tous les animaux rampants celui dont la respiration est la plus forte.

Il déclare qu’il appartient à la matière ignée, en ce qu’il y a en lui une vitesse que rien ne peut surpasser à cause de son souffle.1

Sans pieds, en effet, sans mains et sans aucun des moyens extérieurs dont sont pourvus les autres animaux, il exerce tous les mouvements et donne le type des formes les plus variées.

Il donne la célérité qu’il veut aux hélices2 qu’il décrit dans sa marche. C’est ce qui fait que cet animal entre comme partie essentielle dans les temples et dans les mystères. »

« ... Cet animal ne meurt pas de mort naturelle... les Phéniciens l’appellent Agathodémon3, le bon génie, et les Egyptiens le nomment Kneph ; ils lui ajoutent une tête d’épervier à cause de l’énergie de cet oiseau. »

Epéis, celui qui, ainsi nommé chez eux, est le premier des hiérophantes et des hiérogrammates, et qui a été traduit en langue grecque par Aréïus d’Héracléopolis, y faisant allusion, dit mot à mot ce qui suit :

« Le première et la plus éminente divinité est le serpent avec tête d’épervier (tout plein de grâce) qui, lorsqu’il ouvre les yeux, remplit de lumière toute l’étendue de la terre protogone ou première engendrée ; s’il vient à les fermer, les ténèbres succèdent. »

Epéis a employé ce langage emphatique pour faire comprendre qu’étant brillant, il a tout éclairé.

Le propre de la lumière est d’éclairer, en effet4.

Phérécyde qui a pris toutes ses notions premières chez les Phéniciens, a célébré dans sa théologie, le dieu Ophionéus5 et les Ophionides [...].

Les Egyptiens, traçant l’univers d’après la même conception, gravent un cercle circonférique, aériforme et enflammé ; au milieu ils inscrivent un serpent allongé avec une tête d’épervier, toute cette figure ressemble à notre Θ théta.

Ils interprètent le monde par un cercle, et le serpent qui en occupe le centre, par le bon génie (Agathodémon).

(Note : De même les Celtes plaçaient le serpent au milieu d’un cercle ou sur des circles concentriques, ce qui signifiait la création de l’univers ou d’un univers stationnaire, par une onde vibratoire.

L’Agathodémon est-il une onde ? L’électricité ? Il semblerait que l’agathodémon-serpent soit quelque chose d’analogue à l’énergie-matière primordiale. Il est peut-être le nwyvre (vouivre... serpent) des Celtes.

Zoroastre le mage, dans le saint rituel des pratiques des Perses, dit en propres mots :

« Le dieu à la tête d’épervier est le premier, éternel, ingéré, indivisible, sans pareil, le guide vers tout ce qui est beau, ne se lassant pas gagner par des présents... etc.

Ostanès dit les mêmes choses de lui dans l’ouvrage intitulé : Les Huit Prières.

C’est de là que prenant leur point de départ, les physiologistes ont bâti leur système comme cela a été rapporté : ils ont représenté dans les sanctuaires des temples qu’ils consacraient, les premiers astres (?) sous les formes des serpents.

Ils ont offert des sacrifices à ces reptiles, leur décernant des fêtes et des mystères, les croyant les plus grands dieux et les modérateurs de toutes choses.

Telles sont les traditions de Sanchoniathon sur les serpents. »

*[p.38] Sanchoniathon, personnage de la plus haute antiquité, puisqu’on le dit antérieur même au temps de Troie, comme l’on convient généralement de l’exactitude et de la sincérité avec lesquelles il a rapporté l’histoire de Phénicie, raconte les mêmes choses.

[pp.52-53] (D’Eusèbe :)

« Si Sanchoniathon naquit sous Sémiramis et si celle-ci, comme on est d’accord, est d’une date bien antérieure à celle de Troie, Sanchoniathon sera aussi plus ancien que ces mêmes temps ; mais on dit que celui-ci reçut des mémoires rédigés par des écrivains plus anciens que lui, et ces mêmes hommes plus anciens que lui, sont dits être à peine d’un temps qui les rapproche de Moyse. » Or, Porphyre dans le quatrième livre de la diatribe contre nous, écrit en propre termes ce qui suit :

« Sanchoniathon de Béryte raconte avec la plus exacte vérité tout ce qui a rapport aux Juifs, étant d’accord avec eux tant pour les lieux que pour les noms. Il avait eu en communication des mémoires écrits par Hierombal, prêtre du Dieu Jeuo qui, ayant dédié son histoire à Abibal, roi de Béryte, a reçu, tant de sa part que de celle des critiques par lesquels ce prince l’avait fait examiner, le témoignage d’une entière véracité.

Les temps où ces hommes vécurent précédèrent ceux de Troie et se rapprochent à peu près de ceux de Moyse, comme le démontrent les tableaux de succession des rois de Phénicie.

Sanchoniathon, dont le nom dans l’idiome phénicien signifie ami de la vérité et qui a recueilli et composé toute l’histoire ancienne sur les documents tirés des archives des villes et sur les annales conservées dans les temples, naquit sous Sémiramis, reine des Assyriens. »

** [p. 40] Taautos était Thot.

« […]Sanchoniathon, personage très studieux et très actif, désirant par-dessus tout savoir quells sont les principes des choses et de quoi tout ce qui existe s’est formé, recherché avec la plus persévérante application les écrits de Taautos ; ayant appris que de tous les hommes qui ont apparu sous le soleil, Taautos est le premier qui ait conçu l’invention des lettres et qui ait ouvert la carrière des monuments écrits. Il en a donc fait le fondement de tout son discours.

C’est celui que les Egyptiens ont appelé TOYT, les Alexandrins THOT, ce que les Grecs traduisirent par HERMES (Mercure). »

1 Philon n’a pas compris le sens que Sanchoniathon donnait au « serpent », au souffle (vrombrissement) puissant qui le propulsait dans les airs « à une vitesse que rien ne peut surpasser à cause de son souffle » (la réaction).

2 C’est ce qu’écrit textuellement Eubèse [...]

Le serpent dans la mythologie phénicienne, comme d’ailleurs dans toutes les mythologies, est le plus souvent un serpent volant, parfois à tête de bélier. On le trouve ainsi sur nombre de stèles, de bas-reliefs et de chapiteaux, en Phénicie, en Assyro-Babylonie, en Phrygie, en Egypte, en Grèce, au Pérou, au Mexique, au Guatemala, en Colombie, aux U.S.A.

Partout il est figuré en symbole majeur, mais avec une signification que les archéologues répugnent à admettre.

Quand il n’est pas volant, le serpent parle. Il est l’initiatuer, devenu chez les Egyptiens, par détérioration du sens premier : grotte d’initiation en forme de serpent incurvé.

Il est le donneur de bon conseil à Eve dans le Paradis Terrestre. Il est Satan le bon ange ami des hommes, l’Initié venu sur la Terre sur un serpent volant à hélices ou à réaction (ou aux deux) ce qui est représenté très exactement par un avion à turbo-réacteur !

3 Agathodémon = divinité bienfaisante chez les Grecs (agatos = bon, daimön = génie). C’est aussi le nom grec du dieu égyptien Kneph, génie de la fécondité et de la bienfaisance, symbole du Nil. Kneph est représenté dans l’ancienne Egypte sous la forme d’un serpent dont la tête est couronnée par une sorte de diadème, et dont la queue est terminée en fleur de lotus ou en bouquet d’épis.

4 Comment pourrait-il s’agir d’un vénérable serpent ? Le serpent est-il brillant, lumineux, capable d’éclairer par sa seule présence ? Ou bien est-il cet « engin plus brillant que le soleil » dont parle Garcilaso de La Vega à propos de l’engin extra terrestre qui amena au Pérou, Oréjona la première femme terrestre ?

5 Ophionéus : Titan qui régnait dans le ciel avec son épouse Eurynome, avant Saturne et Rhéa. Saturne le vainquit et le précipita dans le Tartare.

Dans le chant religieux qu’Apollonius de Rhodes [...] mit dans la bouche d’Orphée, Ophion le roi-serpent, est précipité dans l’océan par Cronos. Cette tradition était connue de Phérécyde de Syros, maître de Pythagore. Nous voyons dans cette image, la comète Vénus précipitée dans l’océan céleste.

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En feuilletant une ancienne revue un jour : « Planète » de Louis Pauwels, je suis tombée sur un article, dans le n°2 de 1961-62 (p.125 si quelqu’un l’a) qui m’a rappelé les épisodes de la saison 2 de MillenniuM, Les Chouettes et Les Coqs :

Hitler et la lance du Christ

Nous devons à l’obligeance de M. Edward Campbell, journaliste au Sunday Dispatch, l’extraordinaire histoire que voici : lorsqu’en 1938, le colonel SS Konrad Buch qui faisait partie de la section de recherches occultes du Gouvernement hitlérien arriva au Palais des Habsbourg à Vienne, il y récupéra un objet qu’il considérait être la lance avec laquelle le centurion Longinius avait percé le flanc du Christ. On ne sait pas quels sont les documents qui ont fait croire à Buch à l’authenticité de l’objet. On connaît l’existence d’au moins quatre lances du Christ, toutes prétendues authentiques, bien entendu.

Mais il paraît bien établi qu’Hitler croyait beaucoup à cette lance et lui attribuait une partie de ses ressources.

Trois semaines avant la fin du bunker d’Hitler, le bourgmestre de Nuremberg s ‘échappa de ce bunker avec la lance et l’enterra à Nuremberg. Trois semaines plus tard, à peu près à l’heure où Hitler mourait, la lance fut découverte pas les autorités américaines qui l’ont d’ailleurs reprise.

Tout récemment*, le professeur Stein de Vienne qui avait étudié spécialement le problème des lances du Christ est mort et sa veuve trouva dans ses papiers un compte-rendu détaillé des cérémonies auxquelles Hitler se livrait autour de la lance du Christ.

* Je rappelle que ceci a été publié fin 1961.

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Dans le film Hellboy il est question, à un court moment, de cette lance du Christ. D'ailleurs le film débute par une recherche, voire une découverte plutôt ésotérique par les nazis. Et bien sûr, on retrouve le thème de la Fin du monde.

Je me demande si, dans le film La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, le début n'est pas un peu similaire... mais il me faudrait le revoir, je ne suis plus sûre.

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Salut!

Très intéressants ces messages, merci!

La série des Indiana Jones baigne en plein dans le nazisme ésotérique. Et en effet, il est assez troublant de regarder ces films plutôt légers, puis de lire sur le mysticisme aigü de Hitler depuis ses débuts (quoique à ce sujet, j'aimerais trouver plusieurs sources se recoupant).

Puisque tu mentionnes Owls/Roosters, il s'agit de l'expression employée par Richard Landes lorsqu'il traite du premier millennium. J'ignore si elle vient de lui-même ou bien s'il l'a repompée ailleurs, mais le parallèle entre ses écrits et le double épisode est très facile. Je ne serais pas surpris si j'apprenais que les scénaristes se sont servis de ses travaux pour inspiration (en passant, ce sont mes épisodes préférés)! Landes semble assez critiqué pour son approche de l'an mil, opposée à celle d'historiens comme Duby. J'ai un peu de mal avec Duby moi-même (cela écrit, je ne l'ai pas lu en long ni en large et ne peux donc pas juger de façon catégorique), et je crois que Landes est assez nuancé et plus équilibré dans ses arguments. Les goûts et les couleurs, encore...

A plus

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:wink:

Je pourrais peut-être faire quelques petites recherches là-dessus.

Pour revenir sur le premier texte, à propos des hélices, il me semble qu'il y a un épisode de la saison 3, "Saturn Dreaming of Mercury" 3.16, où, il me semble, je le rappelle, on voit des "graines volantes, vous savez, ce que l'on trouve sous certains arbres (les frênes je crois) et qui tombent en virevoltant grâce à leurs hélices !!!

C'est bien cet épisode ? "Jordan contre Lucas"

Edited by Truth

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Je vois à quoi tu fais allusion.

Mais ça ne me dit rien concernant l'épisode Jordan contre Lucas.

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Je ne peux que vous conseiller à ce sujet la lecture (assidue mais avec le recul nécessaire) du livre :

Les Arcanes Noirs de l'Hitlérisme, de Robert Ambelain, chez Laffont (1990)

où les liens entre Hitler et les diverses pratiques ésotériques sont exposées et documentées.

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